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La CETI, une longue histoire ... Historique L’association est née à la Mairie de Paris Drouot le 4 décembre 1910, date de la première Assemblée extraordinaire au cours de laquelle ont été arrêtés les Statuts, mais elle a officiellement existé à compter du 7 janvier 1911, date d’enregistrement desdits Statuts. Cette association amicale, dont le siège social était sis au N° 6 de la rue Drouot, était alors baptisée « Chambre des Traducteurs-Jurés ». Le Bureau était alors composé de Messieurs Robert GLÜCK, président, Norbert SUMIEN, vice-président, Siegfried VAN RAALTE, syndic, Jean-Baptiste STUTZ, secrétaire général, Jules OGEREAU, trésorier, et Georges COLLET, secrétaire adjoint.
Evolution des Statuts Les Statuts ont peu changé en un siècle. On constate une légère évolution des règles liée, en grande partie, au déploiement de la structure au fil du temps.
En 1911, l’association regroupait les traducteurs inscrits près la Cour de Cassation, la C.A.P. et les tribunaux de première instance du ressort (art. 1). L’objet était de maintenir entre les membres un centre commun de relations et un échange de communications relatives à l’exercice de leurs fonctions (art.2). Le Bureau était constitué de six membres. La durée des pouvoirs des membres élus était d’une année et le président seul était non rééligible pendant une période de trois ans (art.3). Le syndic, aujourd’hui disparu, veillait à l’observation des règles professionnelles qui devaient être ultérieurement définies par le Règlement intérieur (art. 4). Etaient éligibles les traducteurs-jurés ayant au moins une année d’exercice, et trois années pour le président (art. 5). Concernant les votes en Assemblée, chaque membre présent ne pouvait émettre que trois suffrages avec faculté de substitution (art. 6). Le Bureau devait se réunir au moins une fois par mois (art. 9) et l’Assemblée générale une fois par an dans la première quinzaine de janvier (art.10). Les questions externes à l’ordre du jour étaient, le cas échéant, renvoyées à une Commission (art. 11). La cotisation s’élevait à dix francs (art. 12). Les dépenses générales incluaient un loyer. La qualité de membre se perdait, notamment, par refus de paiement des cotisations pendant une année au moins (art. 14). Les fonds libres non utilisés ne pouvaient être employés qu’à l’achat de rentes sur l’Etat Français ou de valeurs françaises garanties pas l’Etat auprès de grands établissements financiers de France tels que Banque de France, Crédit Lyonnais, Comptoir d’Escompte, Société Générale (art. 15). L’association était tenue à une neutralité totale en matière politique et religieuse (art. 16).
De 1911 à 1945, les archives sont muettes…Cependant, en 1945, à l’issue des deux guerres mondiales, l’association existe toujours et a pour Président Monsieur Raoul BLOT. Monsieur Paul MEYRE lui succède en 1981, puis Monsieur Jean-Pierre COLLET en 1982. C’est sous la présidence de ce dernier que, le 21 avril 1983, la « Chambre des Traducteurs-Jurés », qui entre-temps avait été rebaptisée « Chambre des Experts Traducteurs et Interprètes assermentés près le T.G.I. et la C.A. de Paris » , également dite « Compagnie des Experts Traducteurs et Interprètes assermentés près le T.G.I. et la C.A. de Paris », a acquis sa dénomination actuelle de « Compagnie des Experts Traducteurs Interprètes près la Cour d’Appel de Paris ».
A la suite de Monsieur Jean-Pierre COLLET, le flambeau a été successivement repris par Monsieur Gilbert CAMPOS (1987), Madame Hélène VARNICA (1989), Monsieur Georges VEKHOFF (1990), Madame Patricia KINDER (1995), Monsieur Ivan CHERKASSOF (1999), Madame Patricia KINDER (2000), Madame Isabelle BOUVIER-LACROIX (2001) - (2006).
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